Tout savoir sur le Ragondin

Publié le 2 mars 2020
Par Corentin B, Rédacteur chez Digitrap
Ragondin dans l'eau

Devenez un véritable expert des ragondins grâce à Digitrap afin de lutter contre cette espèce nuisible !

Tout savoir sur le Ragondin, Nutria ou le Lièvre des marais

Le Ragondin ou Myocastor coypus est un mammifère rongeur semi-aquatique. Originaire d’Amérique du sud, l’espèce a volontairement été importée en Europe au cours du XIXème siècle. 

Le ragondin a initialement été introduit en Europe pour sa valeur commerciale. Sa fourrure était à l’époque couramment utilisée lors de la fabrication de vêtements et sa viande était appréciée pour la confection de ragoût et terrines. 

Du fait de sa rapide reproduction, l’élevage de ragondin pouvait être un bon investissement. Cependant avec la fameuse crise mondiale de 1929, beaucoup d’éleveurs ont fait faillite et ont relâchés leurs élevages dans la nature sans avoir conscience des éventuels dégâts occasionnés.

Morphologie : comment repérer un Ragondin ?

Caractérisé par 4 longues incisives oranges dû à son email de protection, l’herbivore est un rongeur massif et trapu avec des moustaches blanches. Avec une taille généralement de 40 à 60cm de long, il aborde une queue en forme de cylindre mesurant entre 25 à 40 cm. Il pèse entre 5 à 9 kg à l’âge adulte et a une longévité de 4 ans en moyenne. Le ragondin est alors l’un des plus grands rongeurs. 

Le ragondin affiche un museau gris clair et marron et un poil plus noir vers la queue en passant par des nuances brun/orangé sous les oreilles et le bas du ventre. Avec plusieurs couches de poils, le pelage du ragondin est totalement hermétique mais ne supporte pas les températures basses extrêmes. 

Le milieu aquatique lui est plus favorable au vu de ses narines à valves pouvant devenir étanches quand il plonge, de ses pattes palmées et de ses yeux situés très haut sur la tête.  Les mamelles de la femelle sont dorsolatérales afin d’allaiter les jeunes ragondins en nageant.

Son appétit féroce le pousse à consommer 30 à 40% de son poids quotidiennement : végétaux aquatiques, céréales, racines, écorces, etc.

Son environnement

Le ragondin apprécie fortement le milieu aquatique pour sa richesse en joncs, plantes sauvages et roseaux : marais, rivières, étangs, digues ou autres points d’eau douce, partout en France. 

Le mammifère habite dans un terrier situé au bord des berges, qu’il aura creusé sur une dizaine de mètres de longueur et d’environ 30cm de diamètre.
Avec plusieurs entrées dont une généralement sous l’eau, les ragondins sont capables de créer des galeries très complexes. 

Avec la prolifération de l’espèce et son activité s’étalant sur des centaines de mètres carrés, beaucoup d’entre vous auront compris qu’il est une menace pour les berges. 

Le marais poitevin lutte d’ailleurs pour contrôler la population sous peine de voir le marais être menacé : https://pnr.parc-marais-poitevin.fr/biodiversite/ragondin

Reproduction du ragondin

Chaque année, les femelles ragondins peuvent mettre bas plus de 12 à 21 jeunes ragondins. Avec deux à trois portées dans l'année, les femelles ont 5 à 7 petits, en moyenne. Les femelles gardent leurs petits pendant 2 mois jusqu’à leurs indépendances.
La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 6 mois. 

Prédateurs du ragondin

En effet comme dit précédemment, le ragondin est originaire d’Amérique du sud où ses prédateurs sont nombreux : caïman, puma et alligator. L’espèce est donc naturellement réglementée par les différents carnivores de la chaîne alimentaire. Aucun prédateur naturel n’est présent sur le territoire français. Seuls les petits des ragondins restent des proies pour les prédateurs comme les renards, les putois ou encore les loutres. 

Quel est l’impact environnemental du ragondin ?

Son fort besoin de consommation en végétaux aquatiques, il occasionne des dégâts comme des suppressions de zones de ponte pour des mollusques ou d’autres espèces aquatiques, déséquilibrant ainsi tout un écosystème. Il permet la disparition de plusieurs espèces en s’accaparant de leurs milieux de vie.
Les dégâts sont autant visibles par l’homme que pour la faune et la flore. Les cultures sont parfois ravagées par les ragondins friands de maïs, blé et autres cultures. Pouvant se nourrir de 1 à 2 kg de végétaux frais par jour, le ragondin est une véritable menace pour les exploitations aux alentours. 

Le ragondin est aussi une espèce vecteur de maladies telles que la Leptospirose. La Leptospirose est une maladie d’eau douce qui s’apparente à un état grippal (fièvre avec frissons, troubles digestifs, céphalées…). Elle peut être transmise au contact d’animaux ou bien au sein de zones humides contenant des urines d’animaux infectés. Appelée maladie du rat, elle est difficile à diagnostiquer et mérite donc, une grande attention. 

Le ragondin, une espèce nuisible

Comme très souvent lorsqu’une espèce est importée de manière non contrôlée dans un environnement qui n’est pas le sien, on constate un impact sur le milieu naturel et très souvent de manière négative.
En Europe et en France, le ragondin ne possède pas ou très peu de prédateurs. Au vu de sa reproduction et un manque d’espèces pouvant se nourrir de ragondin, ce dernier se prolifère rapidement et devient destructeurs. Au même titre que les rats musqués, ces espèces envahissantes sont déclarées comme espèces nuisibles. 

Le ragondin ainsi que le rat musqué font donc l’oeuvre d'arrêtés préfectoraux et d’une réglementation contrôlée. Selon l’arrêté du 28 Juin 2016, le ragondin et le rat musqué peuvent, toute l’année être piégés en tout lieu, détruit à tir, déterrés avec ou sans chien.

Le piégeage reste la solution préférentielle de beaucoup de chasseurs mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas soumis à un règlement stricte. Les pièges ne peuvent être tendus à moins de 200 mètres des habitations des tiers et à moins de 50 mètres des routes et chemins ouverts au public.
Légalement les pièges doivent aussi être visités chaque jour avant 12h afin de vérifier si un animal est présent à l’intérieur sous peine d’une amende. 

Vous l’imaginez bien, outre l’achat des pièges, vérifier chaque piège un par un et tous les jours est à la fois chronophage mais surtout onéreux

Comment piéger efficacement le ragondin ?

Avec Digitrap, ôtez-vous de l’obligation légale quant à la visite journalière des cages. Le dispositif de piégeage connecté muni d’un GPS permet d’alerter à distance de la fermeture des cages. 

Dès lors qu’un animal est capturé vous êtes directement alertés par e-mail ou SMS. Sa fonction GPS et son radar infrarouge vous permettront de savoir si votre cage contient un animal.

Par conséquent, si aucun animal est détecté cela signifie que vous êtes exempté de la visite journalière de vos cages. 

Simple d’utilisation, la solution s’installe en moins de 5 minutes et possède la fonction antivol afin de retrouver les éventuels braconniers séduits eux aussi par Digitrap. Le tout contrôlable à travers une interface web et mobile pratique. 

Alors qu’attendez-vous pour venir en aide à la lutte contre ces espèces nuisibles ? 

Pour en savoir plus sur Digitrap, rendez-vous ici