Pourquoi piéger le renard ?

Publié le 17 février 2021
Par Hélène Frontier,

Le renard est une espèce chassable. Il figure aussi sur la liste nationale des animaux susceptibles d’être classés nuisibles – désormais « susceptibles d’occasionner des dégâts ». Selon les nuisances qu’il provoque et les effectifs estimés de sa population, le préfet du département décide chaque année de le classer nuisible ou non. Les personnes habilitées peuvent alors procéder à sa destruction par piégeage, par déterrage et par tir.

Le renard, susceptible d’occasionner des dégâts 

Le renard roux (Vulpes vulpes) est présent dans tous les départements français. Il est classé nuisible dans la plupart d’entre eux.

Ce prédateur est un opportuniste. Il adapte donc son régime alimentaire varié à ce qu’il trouve dans son environnement et aux ressources immédiatement disponibles. Il se nourrit ainsi de petits ou jeunes mammifères (campagnols, souris, lapins, lièvre, faons de chevreuil, agneaux, chatons…), d’oiseaux, d’œufs, de charognes, mais aussi de fruits et même d’insectes ou de vers de terre.

A la recherche de nourriture, il fait des dégâts dans les élevages, en particulier sur les poules et les agneaux. Il consomme également beaucoup d’animaux (dont de nombreux oiseaux gibier) élevés pour la chasse. Le renard rôde parfois autour des habitations. Si le renard évite le contact avec l’homme, il est en revanche nécessaire de sécuriser les poulaillers…

Les risques sanitaires liés au renard

Le renard peut transporter des maladies. Il est ainsi capable de transmettre à l’homme l’échinococcose alvéolaire par le biais de son urine ou de ses déjections. Il contamine l’environnement, des baies sauvages au sol, par exemple, ou les légumes d’un potager. Le parasite responsable de la maladie (Echinococcus multilocularis) s’attaque alors au foie et l’infection peut provoquer la mort de l’individu en cas de diagnostic tardif. La maladie fait une dizaine de victimes par an en France.

Il peut aussi transmettre la gale aux chiens.

Enfin, bien que le dernier cas de rage observé en France sur un renard remonte à 1998, il est à noter que le renard roux constitue le premier vecteur de la maladie, qui reste présente en Europe centrale.

Quand il arrive en ville

Même s’il préfère vivre à la campagne, le renard peut coloniser les villes où sa population semble prospérer. En effet, les zones habitées s’étendent, et les habitats du renard et de l’être humain se superposent de plus en plus. Celui-ci s’adapte à ces nouvelles conditions de vie et il élit domicile dans les cimetières, les parcs communaux ou privés, les terrains vagues...

Il est d’ailleurs fréquent d’en voir dans les villes anglo-saxonnes, par exemple. En France, ils ont déjà été aperçus dans plusieurs agglomérations (Paris, Rouen, Lyon, Nice, Marseille…).

Grâce à son opportunisme alimentaire, le renard roux fouille les ordures ménagères, s’alimente dans des décharges et mange les aliments pour animaux de compagnie.

Il provoque parfois des dégâts importants dans les poulaillers et attaque certains animaux domestiques. Plus fréquemment encore en ville sont les sacs-poubelles déchirés, les parterres de fleurs saccagés, les défécations et des outils de jardinage ou des jouets dérobés. Ils peuvent aussi provoquer une certaine nuisance sonore.

Réguler les populations de renards

Pour des raisons de sécurité sanitaire et de limitation des dégâts, il est nécessaire de réguler les surpopulations de renards actuellement constatées.

Contrairement à la chasse, qui s’exerce sur une période donnée, le piégeage a l’avantage de s’exercer toute l’année. Il doit être mis en œuvre par un piégeur agréé.

De nombreuses techniques de piégeage existent pour réguler les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts comme le renard. Réduire les populations de renards permet aussi de développer la petite faune sur un territoire de chasse (lièvre, faisans, perdreaux…).

Les catégories de pièges sont variées. Les pièges de première catégorie sont des cages de tailles multiples. Les cages permettent de capturer l’animal, sans le blesser ni le tuer, et de le contenir jusqu’au passage du piégeur.

Une réponse à la contrainte réglementaire

Pour des raisons de bien-être animal, la réglementation exige que le piégeur relève ses pièges une fois par jour, tous les jours, avant midi. Il s’agit de l’Arrêté du 29 janvier 2007 fixant les dispositions relatives au piégeage des animaux classés nuisibles.

Pour éviter cette contrainte importante en termes de coûts et de temps, Digitrap alerte à distance de la fermeture des cages. Il s’agit d’un dispositif de piégeage connecté muni d’un GPS. Ce système de tracking à distance est idéal pour une utilisation en milieu rural. Découvrez Digitrap.